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Que faire lors d'un city trip à Lisbonne : 12 idées incontournables

tram

Il est 7h12, le tram 28 passe déjà bondé devant la cathédrale, et moi je regarde la file de touristes qui attendent pour se faire écraser dans la première rame de la journée. Trois jours plus tôt, j'avais fait exactement pareil. Cette fois-ci, je descends à pied vers le Tage en traversant l'Alfama réveillée par les livreurs de pastéis, et j'arrive à Belém avant que les bus ne déversent leur premier contingent. Voilà, vous tenez déjà l'essentiel d'un city trip à Lisbonne réussi : éviter de ressembler à un touriste qui suit un drapeau.

Lisbonne est une ville où l'on marche beaucoup, où l'on transpire, et où la plupart des guides vous font perdre un temps fou. J'y suis retourné quatre fois en cinq ans, dont deux séjours de trois jours seulement. Je ne vais pas vous noyer sous un planning heure par heure — ça, tous les sites le font mieux que moi. Ce que je vais vous raconter, c'est plutôt comment j'organise vraiment mes journées, ce qui vaut le déplacement, ce qui ne le vaut pas, et combien ça coûte réellement.

Points clés à retenir

  • Le pass Viva Viagem se recharge et coûte autour de 0,50 € la carte, puis environ 1,80 € par trajet en métro ou tram — bien plus rentable qu'un ticket acheté à bord.
  • Le tram 28 se prend tôt (avant 8h30) ou jamais : au-delà, vous faites la queue debout pendant quarante minutes pour voyager serré comme dans une boîte de sardines.
  • Belém se visite le matin, Alfama en fin d'après-midi, Bairro Alto à partir de 22h. Le reste, c'est de l'improvisation assumée.
  • Comptez 60 à 90 € par jour et par personne hors logement si vous mangez local, le double si vous vous laissez happer par les terrasses de la Praça do Comércio.
  • Deux miradouros valent vraiment le détour : Santa Luzia pour la lumière, Senhora do Monte pour le silence.
  • Un city trip de 3 jours suffit largement pour l'essentiel. Au-delà de 4 jours, prévoyez une excursion, sinon vous tournez en rond.

Votre premier jour à Lisbonne : descendre plutôt que monter

La tentation numéro un, quand on débarque, c'est de foncer vers le Château Saint-Georges. Erreur classique. Le château est sympa, mais la montée jusqu'à l'entrée vous épuise avant même d'avoir vu quoi que ce soit d'autre. Je l'ai fait mon premier voyage, j'ai passé l'après-midi à traîner les pieds comme un vieux labrador.

Le bon réflexe, c'est l'inverse : commencez par la Baixa, la partie basse et plate, puis montez progressivement vers l'Alfama au fil de la journée. Votre corps vous remerciera.

La Baixa et la Praça do Comércio

L'arc de triomphe de la Rua Augusta vaut la montée (environ 3 €) pour la vue plongeante sur la place. Franchement, je trouve le panorama meilleur que celui du château, et il y a dix fois moins de monde. En bas, la Praça do Comércio ouvre directement sur le Tage — c'est le point de départ idéal pour comprendre la géométrie de la ville.

Ne vous attardez pas trop sur les terrasses du coin. Un café y coûte le prix d'un déjeuner complet dans l'Alfama. Je dis ça, je dis rien.

L'Alfama en fin d'après-midi

C'est là que Lisbonne devient Lisbonne. Ruelles étroites, linge aux fenêtres, fado qui s'échappe d'une porte entrouverte. Le piège, c'est de vouloir tout voir. Perdez-vous, volontairement. J'ai découvert ma meilleure adresse de ginjinha (cette liqueur de cerise servie dans un verre minuscule pour 1,50 €) en prenant simplement la mauvaise rue.

Le miradouro de Santa Luzia mérite qu'on y monte en fin de journée. La lumière sur les toits, juste avant le coucher du soleil, c'est le moment où j'ai arrêté de prendre des photos pour simplement regarder. Ce qui, pour quelqu'un qui documente tout, veut dire quelque chose.

Que faire à Lisbonne gratuitement ?

Beaucoup. Sérieusement. Lisbonne est l'une des capitales européennes les plus généreuses pour qui ne veut pas sortir le portefeuille à chaque coin de rue.

Que faire à Lisbonne gratuitement ?
  • Les miradouros (points de vue) sont presque tous en accès libre — Santa Luzia, Graça, Senhora do Monte.
  • Entrer dans les églises ne coûte rien, sauf quelques exceptions touristiques.
  • Flâner le long du Tage, du Cais do Sodré jusqu'à Alcântara, occupe une demi-journée entière.
  • Le marché de la Ribeira, le samedi matin, se visite sans payer un centime.
  • Les ruelles de l'Alfama et de la Mouraria, c'est le meilleur musée à ciel ouvert de la ville.

Le seul vrai poste de dépense incompressible, c'est le transport depuis l'aéroport et les déplacements. Pour ça, achetez une carte Viva Viagem dès l'arrivée : 0,50 € la carte, puis rechargez au trajet ou en forfait journée. C'est la première chose que je fais en sortant de l'aéroport, et ça m'économise une dizaine d'euros sur trois jours par rapport aux tickets unitaires achetés au guichet.

Visiter Lisbonne en 3 jours : mon découpage réel

Les plannings tout faits ne tiennent jamais. Voici comment je structure réellement un séjour de trois jours, testé deux fois.

Visiter Lisbonne en 3 jours : mon découpage réel
Jour Matin Après-midi Soirée
1 Baixa, arc de la Rua Augusta Alfama, miradouro de Santa Luzia Dîner Mouraria, fado
2 Belém (tour + monastère) LX Factory Bairro Alto
3 Château Saint-Georges Príncipe Real, temps libre Dernier miradouro au coucher

Ce découpage tient la route parce qu'il regroupe les sites par zone géographique. Rien de pire que de traverser la ville trois fois dans la même journée. Un ami l'a fait, il a passé son séjour dans les tramways.

Combien de temps prévoir pour Belém ?

Une demi-journée, pas moins. La tour de Belém et le monastère des Hiéronymites sont dans le même périmètre, mais chacun a sa file d'attente. Comptez 45 minutes à une heure d'attente par site en pleine saison. Le monastère se visite gratuitement le premier dimanche du mois — un détail que peu de gens connaissent.

Le pastéis de Belém, l'institution historique, se trouve à cinq minutes à pied. Oui, il y a la queue. Oui, ça vaut le coup une fois. Ensuite, vous trouverez des versions quasi identiques partout en ville pour moitié prix, et sans faire la queue quarante minutes.

Lisbonne en 2 ou 4 jours : ajuster sans tout casser

Deux jours, c'est serré mais faisable. Je supprimerais le troisième jour de mon planning et je me concentrerais sur Baixa-Alfama le premier, Belém-LX Factory le second. Vous sacrifiez le château, qui n'est honnêtement pas indispensable.

Quatre jours ? Là, il faut sortir. Prenez le train pour Sintra (environ 45 minutes depuis la gare de Rossio) et consacrez-lui une journée entière. C'est ce que j'ai fait lors de mon dernier passage, et c'est probablement la meilleure décision de tout le séjour. Le palais de Pena, la Quinta da Regaleira, tout se fait à pied en une journée si vous partez tôt. Vraiment tôt. Le train de 8h et le train de 10h ne donnent pas du tout la même journée.

Que visiter à Lisbonne en 1 jour ?

Un seul jour, c'est court. Si vous n'avez que ça, oubliez Belém — trop loin, trop long. Restez dans le centre : Baixa le matin, Alfama à midi, un miradouro en fin d'après-midi, dîner en Mouraria. Vous aurez vu l'âme de la ville, sans courir après des sites dispersés. C'est frustrant, mais c'est mieux qu'un marathon épuisant dont vous ne retiendrez rien.

Ce que j'ai raté lors de mes premiers séjours

Trois erreurs, dans l'ordre de gravité.

  1. Prendre le tram 28 à 11h du matin. Deux heures perdues à attendre et à voyager debout. Maintenant, je le prends avant 8h30 ou pas du tout.
  2. Réserver une table dans un restaurant « typique » repéré sur une carte touristique. Trente euros pour un bacalhau fade, alors que le petit restaurant de quartier en bas de la rue le fait mieux pour douze.
  3. Vouloir tout caser. Un city trip à Lisbonne, ça se vit aussi en s'asseyant quelque part sans rien faire. J'ai appris ça tard. Une heure à regarder le Tage depuis un banc, c'est parfois le meilleur moment de la journée.

Ah, et ne comptez pas sur votre application de réservation pour trouver un logement pas cher si vous réservez à la dernière minute en pleine saison. J'ai testé, mon budget hébergement a doublé en deux jours de recherche.

Lisbonne ne se visite pas, elle se traverse. Le meilleur moment que j'y ai passé, ce n'est ni au château ni devant un monument : c'est un matin où je suis monté vers Senhora do Monte sans autre objectif que de voir la ville se réveiller. Il n'y avait personne. Juste le bruit des pigeons et une lumière rasante sur les toits. Si vous ne retenez qu'une chose de cet article, retenez celle-là : laissez-vous un créneau vide, et remplissez-le sur place.

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Noémie Delaunay

Noémie Delaunay

Noémie Delaunay est une auteure passionnée par l'exploration des paysages naturels et les voyages hors des sentiers battus. Elle partage ses découvertes et son amour pour la nature à travers des…

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